Savoir écrire des phrases simples du type sujet + verbe + complément, c’est bien. Apprendre à en écrire des plus longues et compliquées, c’est encore mieux ! C’est pourquoi dans cet article, nous allons vous expliquer tout ce qu’il faut savoir sur les connecteurs logiques, qui sont là pour vous aider à connecter entre elles deux parties d’une même phrase et ainsi étoffer votre propos. Au programme, nous allons voir en détails :

  • Une définition de ce que sont exactement les connecteurs logiques
  • Les différents types de mots de liaison qui existent
  • Les connecteurs implicites, qui ne requièrent pas l’utilisation de mots de liaison
  • Les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination
  • L’apprentissage du français avec notre plateforme en ligne, GlobalExam

C’est donc parti pour en savoir plus sur les connecteurs logiques et leur utilisation !

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Définition : qu’est-ce qu’un mot de liaison ?

Les connecteurs logiques peuvent être des mots invariables, tels que les mots de liaison (conjonctions de coordination, conjonctions de subordination, etc.) ou bien des connecteurs “cachés” à l’intérieur d’une phrase, tels que les connecteurs implicites (par exemple certains signes de ponctuation). On les utilise pour relier deux parties de la phrase, deux propositions où l’on veut exprimer la cause, la conséquence, la succession, le choix… etc. Ils sont là pour marquer un rapport logique entre les deux parties de la phrase que l’on veut relier entre elles. La nature de ce rapport logique diffère selon le type de connecteur utilisé.

En plus de ces connecteurs logiques, on peut retrouver à l’intérieur d’une phrase des connecteurs temporels ou spatiaux qui, comme leur nom l’indique, peuvent vous donner des renseignements sur quand et où se déroule l’action de la phrase.

Les types de mots de liaison

  • Pour exprimer (introduire) la cause :

Parce que, car, étant donné que, en effet, puisque…

Ex :

Il a réussi son examen car il a beaucoup travaillé

Etant donné que la météo est mauvaise, nous resterons à la maison ce week-end

Puisque tu pars maintenant, on fera cette excursion la prochaine fois

  • Pour exprimer la conséquence :

C’est pourquoi, donc, ainsi, par conséquent…

Ex :

Il fait beau donc je vais à la plage

Mon rendez-vous a été déplacé, par conséquent je ne pourrai pas venir au spectacle

  • Pour exprimer la succession (dans l’ordre des choses)
  1. Puis, alors, ensuite, enfin
  2. Tout d’abord, en premier lieu, dans un premier temps…

Ex : Je vais éteindre la machine à laver puis je mettrai la table pour le dîner

Tout d’abord, je voudrais me présenter : je suis étudiant en biologie…

Dans un premier temps, nous allons étudier l’origine possible de ce phénomène… puis

nous nous intéresserons aux conséquences possibles… et enfin nous étudierons les

améliorations possibles et réalisables

Tout d’abord, j’irai chercher ton frère à l’école, ensuite on ira faire quelques courses, et finalement nous rentrerons à la maison aux alentours de 17h30.

En premier lieu, le voleur a sauté par la fenêtre pour s’échapper, puis il a pris sa voiture, et enfin il a disparu au coin de la rue.

Tout d’abord, laissez-moi vous expliquer ce qu’il s’est passé hier soir, ensuite vous pourrez tirer vos propres conclusions.

  1. Pour exprimer le choix
  2. “Ou”

Ex : Préfères-tu travailler en Europe ou au Canada ?

  • Pour exprimer l’addition

De plus, et, en outre, par ailleurs

Ex : C’est une région peu industrialisée et d’ailleurs le climat y est rude

  • Pour exprimer le désaccord, l’opposition ou la concession

Mais, alors que

Cependant, toutefois

Certes, quand même

Ex : Le sud de la France a un climat méditerranéen alors que celui du Nord est océanique

J’ai terminé de rédiger l’exposé, toutefois il me reste à faire la préparation orale

Son niveau a certes baissé en Espagnol, mais il devrait quand même remonter

assez vite lors de son prochain séjour linguistique

Les connecteurs implicites

Les mots de liaison ne sont pas les seuls connecteurs qui existent pour relier deux idées entre elles. En effet, on retrouve aussi ce qu’on appelle les connecteurs implicites.

Les connecteurs implicites sont des connecteurs plus compliqués à trouver à l’intérieur d’un texte, car ils doivent être interprétés par le lecteur. Ils portent bien leur nom puisqu’ils ne sont pas présentés clairement dans le texte à l’aide de mots de liaison que l’on peut apprendre par cœur. Toutefois, certains éléments du texte nous permettent de reconnaître ces connecteurs implicites, tels que par exemple :

  • La ponctuation. Les deux points ou les parenthèses sont souvent utilisés pour connecter deux parties d’une phrase sans avoir à utiliser de connecteur logique.
  • La juxtaposition de deux arguments (en les mettant l’un à la suite de l’autre) permet elle aussi de les lier ensemble.
  • La disposition d’un texte sous forme de paragraphes aide également à reconnaître les connexions implicites entre les différents éléments du texte. Les propos organisés dans un même paragraphe sont généralement liés entre eux, tandis qu’on aura tendance à changer de paragraphe pour développer une nouvelle idée.
  • Faites aussi bien attention aux différents temps utilisés dans un même texte, qui pourront vous aider à reconnaître quels éléments sont liés entre eux.

Exemples :

  • Il regarda par la fenêtre : les rues étaient désertes.
  • Le magasin ne se trouve qu’à quelques pas d’ici. Allons-y à pied.
  • Elle n’était pas présente pour le petit-déjeuner ce matin : elle a passé la nuit chez son amie.
  • Je serai absent toute la semaine prochaine (je pars rendre visite à ma sœur en Espagne).
  • Il fait beau. Nous devrions nous rendre au parc aujourd’hui.

Les conjonctions de coordination

Les conjonctions sont un autre type de connecteurs logiques. Parmi elles, on retrouve tout d’abord les conjonctions de coordination, qui sont des mots invariables. Elles servent à relier de façon logique deux parties d’une même phrase.

Attention cependant : on ne peut utiliser des conjonctions de coordination que lorsque les deux parties de la phrase qu’on souhaite lier entre elles possèdent la même fonction.

Exemples :

  • Je n’ai pas compris cet exercice donc j’ai demandé de l’aide à mon professeur.
  • Il est venu avec moi et il m’a montré le chemin à prendre.
  • Je voulais prendre le bus mais je n’avais pas assez de monnaie pour acheter un ticket.
  • Elle est en retard car elle n’a pas entendu son réveil sonner ce matin.
  • Préfères-tu que l’on aille au restaurant ce soir ou que l’on reste manger à la maison ?
  • Il ne mange ni viande, ni poisson.
  • Tu es en retard ; or tu m’avais promis que tu arriverais à l’heure cette fois-ci.

En tout, il existe 7 conjonctions de coordination principales. Pour les retenir et donc les identifier facilement à l’intérieur d’une phrase, il existe un moyen mnémotechnique bien connu, qui est la question : “Mais où est donc Ornicar ?”. Cette phrase vous permet de vous rappeler que les différentes conjonctions de coordination sont les mots invariables mais, ou, et, donc, or, ni et car.

Les conjonctions de subordination

En plus des conjonctions de coordination, on retrouve les conjonctions de subordination. Les conjonctions de subordination sont elles aussi des mots invariables qui relient deux éléments entre eux.

Toutefois, contrairement aux conjonctions de coordination, ces deux éléments n’ont pas la même fonction. Les conjonctions de subordination servent à introduire une proposition subordonnée à la proposition principale. On retrouve donc un lien de dépendance entre les deux propositions, marqué par la conjonction de subordination.

Parmi les différentes conjonctions de subordination, on retrouve : que, puisque, comme, si, lorsque, quand, quoique, etc. Les conjonctions telles que “que”, “lorsque”, “quoique” etc. peuvent se transformer en “qu’”, “lorsqu’”, “quoiqu’” lorsque le mot qui les suit commence par une voyelle.

Exemples :

  • Je pense qu’il va arriver en retard.
  • Il faisait beau lorsque je suis sorti ce matin.
  • Je ne sais pas si elle est au courant de ces changements.
  • Je le ferai quand je rentrerai chez moi.
  • Comme il faisait beau, nous sommes partis nous promener dans les champs.

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