1 jeune français sur 3 souhaite s’expatrier

En réalité, pourquoi les jeunes français souhaitent partir travailler à l’étranger ? Pourquoi quitter la France ? Et pour aller où ? Quelques éléments de réponse dans ce billet.

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1 jeune sur 3 souhaite s’expatrier, 1 sur 8 vivre durablement à l’étranger !

Un sondage réalisé par OpinionWay et publié mi-novembre 2013 révèle que 34% des jeunes âgés de 18 à 34 ans ont l’envie de s’installer à l’étranger. Cette envie d’ailleurs est davantage marquée chez les plus jeunes, les 18-24 ans, qui constituent 45% de ce groupe.

Cette jeune population s’imagine plus facilement s’expatrier, car elle a moins de freins à la mobilité (famille, emploi,…). Cependant, cette motivation se révèle assez profonde. En effet, 41% des 34% ayant l’intention de partir souhaitent s’installer définitivement. Les candidats au départ définitif sont majoritairement les 25 à 34 ans, (seulement 20% sont des étudiants). Les candidats au départ provisoire sont majoritairement les 18-24 ans (64%) et les étudiants (80%). Ainsi, le départ définitif semble être une volonté réfléchie d’une population déjà expérimentée par un parcours éducatif intégrant des expériences et des stages à l’étranger.

Les enquêtes sur l’insertion des jeunes diplômés menées chaque année par 167 grandes écoles membres de la Conférence des Grandes Ecoles abondent dans le sens d’un attrait croissant de l’international pour les jeunes diplômés. Dans la dernière étude publiée en juin 2013, les diplômés occupant un emploi à l’étranger passent entre 2012 et 2013 de 10% à 12% pour les ingénieurs et de 18% à 23% pour les managers. Pour leur premier emploi, 16% des diplômés des grandes écoles s’expatrient. Les candidats à l’étranger sont également attirés par les contrats de volontariat. En 2012, près de 8 000 VIE étaient en poste à travers le monde selon UBIFRANCE.

Les attraits de l’étranger

Un choix logique, rémunérateur et porteur d’espoir

Pour des jeunes ayant reçu une formation ouverte sur l’internationalisation (stages à l’étranger, échanges ou campus à l’étranger, formation orientée sur l’international), le parcours logique est de vivre une expérience professionnelle à l’étranger. C’est l’occasion pour eux de tester leur bagage théorique et/ou de valoriser une première expérience à l’étranger.

De plus, partir à l’étranger implique souvent un salaire supérieur à celui escompté en France et comprenant des avantages. L’enquête d’insertion menée par la Conférence des Grandes Ecoles et effectuée en 2013 sur la promotion 2011 relève le montant de 49 110€ pour une rémunération brute annuelle moyenne incluant primes et avantages à l’étranger, contre 39 464€ en Ile-de-France, sur l’ensemble des ingénieurs et managers.

Une plus grande ouverture et un meilleur salaire ne sont pas les seuls attraits. Le sondage d’OpinionWay révèle que 67% des jeunes pensent que la société française de demain ne leur permettra pas de réaliser leurs rêves. Partir, c’est donc aussi un choix par défaut, afin de fuir des difficultés anticipées (réelles ou imaginaires) !

Les destinations

D’abord chez les voisins malgré le gout croissant pour les contrées plus exotiques

Un nombre important de jeunes diplômés (managers et ingénieurs) trouvent un emploi dans les pays proches, voire limitrophes. L’enquête de la Conférence des Grandes Ecoles en dénombre par exemple 15% au Royaume-Uni,  12% en Suisse, 11% en Allemagne.

Cependant, les pays plus lointains séduisent dans une moindre mesure, mais de plus en plus de jeunes. Ils sont 6,8% à débuter leur carrière en Chine par rapport aux autres pays dans l’étude de 2013, contre 4,5% dans l’étude de 2012 ; sur la même période, ceux qui se sont installés aux Etats-Unis sont passés de 5,5% à 7,2%.

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